Entretien avec Yann Monplaisir
Yann Monplaisir est côté affaires, entre autres, le président du Groupe Monplaisir et directeur de la Société Martiniquaise des Villages de Vacances. Il a siégé il y a quelques années, à la Région en qualité de conseiller, aujourd'hui son implication politique sur l'ile n'a pas changé, il est à la tête de l'UMP Martinique, il est conseiller général.
DOMactu : Yann Monplaisir, si vous deviez vous présenter aux lecteurs de DOMactu que diriez-vous ?
YM : Je suis avant tout un chef d'entreprise, puis un conseiller général, mais aussi un conseiller municipal. Je préside également plusieurs associations mais par dessus tout je suis un père de famille, ce qui est très important pour moi. Et pour finir, je suis un citoyen martiniquais, donc par voie de conséquence, un citoyen français.
DOMactu : Commençons par votre côté homme d'affaire, comment se porte le Groupe Monplaisir ?
YM : Le groupe se porte bien, et nous avons encore beaucoup de projets en cours. Nous nous sommes diversifiés dans des secteurs difficiles, mais qui sont pour nous de vrais challenges. Mais cela correspond précisément à notre tempérament dans le groupe. Il faut aller là où les autres vont le moins et surtout faire le maximum.
DOMactu : Le Club Med va bientôt souffler sa première bougie, depuis sa rénovation, avez-vous des résultats satisfaisants?
YM : Ce complexe hôtelier lui aussi se porte bien, si on se réfère à certains aspects. Le taux de remplissage est excellent, les clients sont satisfaits, le climat social lui aussi est bon. Les salariés, Ge et Go, se sentent très impliqués dans ce projet et apportent leur contribution. Mais par contre, nous avons des inquiétudes qui sont liés tout simplement au fait que le secteur de l'hôtellerie est un secteur menacé.
DOMactu : Vous dites vouloir vous impliquer de plus en plus, vous êtes conseiller général de Saint-Joseph, vous siégez également au conseil municipal, et vous tenez à aller plus loin puisque vous briguez un mandat de maire à Saint Joseph. Pourquoi cette commune ?
YM : Saint-Joseph parce que c'est ma commune d'adoption. Je suis certes né à Schoelcher, j'ai grandi à Fort de France, mais à la fin de mes études c'est à Saint Joseph que je me suis installé. J'y ai trouvé une population très accueillante au moment où je voulais m'impliquer dans la vie de mon île. Je m'y suis fait beaucoup d'amis avec qui j'ai participé à l'organisation de petites manifestations de quartier. Mais c'est aussi ma proximité avec l'ancien maire et ancien président du Conseil Général, Emile Maurice. Et je pense que je peux apporter ma contribution au développement et à l'épanouissement de cette commune, une partie de la population d'ailleurs me soutient.
DOMactu : La campagne électorale est certes dans un an, mais avez-vous déjà des projets pour Saint Joseph ?
YM : Oui, j'en ai non seulement pour la commune, mais aussi pour la Martinique et plus particulièrement pour la circonscription du Nord Atlantique. Il y a d'autres échéances avant les municipales, j'ai d'ailleurs posé ma candidature à l'investiture de l'UMP pour les élections législatives. Il est donc pas exclu que je sois candidat lors de ces élections en juin prochain.
DOMactu : Vous nous annoncez que vous serez en campagne pour les législatives, vous pensez pouvoir réussir à jongler avec vos différentes casquettes ?
YM : Il est évident que je ferai des choix, et je l'ai toujours dit. J'ai d'ailleurs déjà commencé sur le plan professionnel, j'ai reculé dans mon implication dans certains domaines et renoncé à certaines choses. J'ai choisi le service public, c'est peut-être moins intéressant pécuniairement que d'autres activités mais c'est pour moi un espace d'enrichissement et pardessus tout un sentiment d'utilité tellement grand, que je ne regretterai pas. Je suis sûr de mon choix et je prendrai les mesures drastiques le moment venu.
DOMactu : En tant que martiniquais, et non en élu, comment avez-vous perçu les va-et-vient des ministres depuis plus de six mois ?
YM : De manière très positive ! Chaque fois, qu'un ministre vient en Martinique, c'est bon pour nous, parce qu'il apprend à nous connaître. Par la suite, ils seront plus sensibilisés à nos préoccupations, à nos problèmes. Je crois que leurs venues sont surtout liées à une prise de conscience nationale de la diversité de la nation française, qui résulte très certainement et malheureusement de la crise des banlieux.
DOMactu : Dernière question, Yann Monplaisir, les présidentielles se rapprochent, avez-vous choisi votre candidat ?
YM : De toute évidence, cela sera celui choisi au sein de l'UMP, mon candidat, celui que je soutiens c'est Nicolas Sarkozy.
DOMactu : Pourquoi Nicolas Sarkozy, quels sont les arguments qu'il a avancé qui vous a convaincu ?
YM : Ce sont les mêmes arguments qui ont convaincu une majorité de français. Il répond aux vraies préoccupations des français. Il a pratiqué une vraie rupture dans la classe politique en France. Il ne pratique pas la langue de bois et ne cherche pas à éluder certaines angoisses de la population. Quel que soit l'issue de cette campagne, dont pour ma part, je pense qu'elle sera positive, Nicolas Sarkozy a rendu un grand service à ce pays en mettant au centre des débats les préoccupations des français et après tout un homme politique est là pour ça.
Propos recueillis par Frédérique Laurent