1,0 - > Propos jugés homophobes, Admiral T réagit !
Par : Vavavoom (IP : xxx.xxx.220.155) le 22/11/2007 19:17
Bonjour,
Tout d’abord je me présente, je m’appelle Julien, j’ai 20ans et je suis Christy Campbell alias Admiral T, mon chanteur préféré, depuis plus de 7ans. Je vais reprendre les arguments que j’ai échangé avec l’association Tjenbé Rèd que je suis allé rencontrer.
En 2001, Admiral T chante "Batty Boy Dead Now" sans doute la plus condanable puisqu’il y a un appel au meurtre, il a alors 20ans, les propos sont violents et sans équivoques d’autant plus que le créole est une langue plus crue que le français. Néanmoins, le succès actuel d’Admiral T semble également déranger car je n’ai jamais entendu une seule attaque contre l’artiste peu connu qui pose avec lui sur ce morceau.
En 2003, Admiral T chante "En Gwadada" où il "amalgamait homosexualité et prostitution". Il est bien évident que les homosexuels ne sont pas des prostitués mais il est vrai que cela existe aux Antilles. Il y a un mois, j’ai dailleurs vu dans une émission sur France Télévisions qui montre que ce phénomène est assez répandu à Cuba notamment en raison des difficultés économiques du pays où pourtant ils ne sont pas tolérés.
En 2004, Admiral T chante "Burn Pédophile" où il dit "Pédophile sé papa macomè". Il s’agit d’un morceau choisi car la fin de la phrase dit "Violé tou piti é tou piti tout vi ay ka soufè". Cela n’est pas sans rappeler Vincent Mc Doom qui a été abusé sexuellement à 13ans par son oncle.
Je n’excuse pas Admiral T, mais force est de constater que cela ne mérite pas un tel acharnement étant donné qu’il ne tient plus ce type de paroles depuis plus de 3ans. Issu de Boissart, quartier(extremement) difficile de Point à Pitre, son enfance n’a pas favoriser la tolérance, d’où certaines "erreurs" de jeunesse, mais il a des convictions et a su aujourd’hui parvenir à une maturité qui force le respect. Je ne pense donc vraiment pas que l’on puisse réduire Admiral T à un chanteur de "murder music" pour ces trois extraits de chansons quand on sait qu’il en a écrit plus d’une centaine