Martinique | Santé
Errance : problème de société…
Hier mercredi s'est terminé un colloque sur le thème de l'errance en Martinique où professionnels de la question et associations étaient réunis…
[ jeudi 4 décembre 2008 à 00:04:00 | DOMactu.com | Par François Thurenne ]
Ils seraient plus de 800 à errer dans les rues de Schœlcher, Fort-de-France et du Lamentin.
La grande majorité d'entre eux, âgée de 25 à 35 ans serait toxicomane. Cependant, le manque de ressource économique ainsi que la maladie mentale peuvent également conduire à cette forme de clochardisation.
C'est ce qui ressort du colloque qui s'est tenu à l'Esat de Rivière l'or, les deux derniers jours. Les participants ont longuement débattu sur les éventuelles solutions qui pourraient ramener ces errants vers un processus de resocialisation…
François Thurenne - DOMactu.com
1 - Antoine - jeudi 4 décembre 2008 à 07:24:07 - IP xx.xx.43.201
L'errance cessera d'augmenter seulement quand les élus et une très grande majorité des citoyens comprendront qu'il faudra privilégier l'humain plutot que le matériel.
Notre société est "déchiquetée" elle "s'éparpille" en mille morçeaux. L'écoute est devenue de nos jours une affaire de pro, alors que l'écoute habitait jadis un plus grand nombre. Les érrants qui débarquent dans les villes n'y sont pas arrivé par "l'opération du st esprit", c'est le fruit de la société. Ces personnes ont un vécu, c'est progressivement qu'ils se sont retrouvé dans cette situation.
C'est notre société toute entière qui doit se poser de sérieuses questions. Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné pour qu'ils se retrouvent dans la rue aujourd'hui? C'est à tous les étages de la fusée que nous avons "mérdé", ce qui occasionne l'attérissage dans la rue.
"Dis moi quels jeunes tu as, je te dirai quelle société tu as"
Dis combien d'érrants que tu as, je te dirai quelle société que tu as"
Des érrants et des futurs pensionaires de colson, notre société en prépare a grandes fournées!
Notre société n'étant que nous même...je vous laisse deviner la suite!
Antoine BRACAT
PS: Sa ki pa kontan, toufé...
2 - COLIBRI - jeudi 4 décembre 2008 à 07:42:18 - IP xx.xx.132.56
Voilà une des conséquences de la drogue. Rien de plus logique de voir la violence dans l'île.
Pour avoir la dose quotidienne il faut de l'argent, et pour avoir cet argent, ils agressent sans distinction, les enfants à la sortie des classes, ou les vieilles qui sont les plus vulnérables.
Entre 25 et 35 ans, l'âge que la Martinique a le plus besoin de leur force de travail.
3 - elle - jeudi 4 décembre 2008 à 08:48:58 - IP xx.xx.252.125
Le rejet des structures est tel, que ce phénomène s'intensifie. Comment les encadrer correctement quand le reste de la population ne veut pas les voir dans leur entourage que se soit à la ville ou à la campagne, ne serait-ce que pour des activités occupationnelles.
4 - kounyado - jeudi 4 décembre 2008 à 14:18:15 - IP xx.xx.112.66
Quels "errants" ? Tchipp nouveau mot, vieille idée...ce sont juste des "paros" bien de chez nous, on a les mêmes en Guadeloupe, tristes résidus de la société libérale qui exclue celui qui ne veut ou ne peut se plier pas à ses codes et ses diktats (des drogués quoi sauf que eux ne sont pas salariés et ne peuvent donc adopter le masque de l'honnête citoyen locataire qui s'envoie toutes sortes de substances (légales ou non) et ce, en toute discrétion dans son salon).
Ha mais non j'ai compris ! Aux antilles on avait des bandes de chiens, qui écumaient les tas d'ordures et les champs de canne avant de finir comme décoration morbide pour les bords de route...
Ce qu'il faut lire (et donc comprendre) c'est qu'à ces "chiens errants" il faudra désormais rajouter les "errants en chien".
4,1 - joel - jeudi 4 décembre 2008 à 15:27:29 - IP xx.xx.224.146
Il n en reste pas moins des humains. CE ne sont pas les bien portants qui ont besoin de medecins mais les malades
5 - lili - jeudi 4 décembre 2008 à 14:58:33 - IP xx.xx.124.128
Les "errants " c'est le revers de la medaile de cette societe moderne. A MEDITER
5,1 - Max - jeudi 4 décembre 2008 à 19:15:38 - IP xx.xx.19.194
Tout à fait d'accord lili.
Mais dans nos petites sociétés "modernes", si solidaires auparavant. N'y a t'il pas une solution pour diminuer (ERADIQUER serait impossible!) ce phénomène ?
Je pose juste la question, je n'ai pas la réponse.
6 - joel - jeudi 4 décembre 2008 à 15:30:08 - IP xx.xx.224.146
La jeunesse est notre futur sans commentaires
7 - NègBwa - jeudi 4 décembre 2008 à 21:23:39 - IP xx.xx.48.186
En constatant l’ampleur du phénomène en Martinique, inévitablement nous sommes amenés à penser aux familles de ces « errants ».
Mais (SVP) rendons leurs un peu de dignité en les renommant : Des NECESSITEUX.
Aujourd’hui ils son majeurs. Malgré tout, face à leur DETRESSE, les mêmes questions nous hantent :
Que n’ont pas fait les pères et les mères ?
Que n’a pas fait la famille ?
Ces derniers, sont-ils fiers ou n’ont-ils pas LE SENTIMENT d’avoir subi UN ECHEC ?
Ces victimes qui tels des zombis, vont et viennent, ont eu probablement « l’assistance » de services sociaux. Oui, mais curieusement dès leur majorité pour certains, NOS ENFANTS EN DIFFICULTE, sont « lâchés » par CES structures qui estiment que la mission s’achève, arrivée à cet âge. DEUXIEME ECHEC d’une substitution et NOUVELLE DESILLUSION pour des individus encore dans le besoins (affectifs, éducatifs, moraux, professionnels).
Sans repère et se sentant floué, le jeune concerné flirte avec les dangers de la rue (incivilités, drogues, alcool…etc.) Plus à son aise et mieux compris selon lui, il adhère à une assiduité qui le condamne et en fait UN INCONDITIONNEL du milieu. Résultat, bientôt à 35 ans, il est toujours dans la rue en TOTALE RUPTURE SOCIALE, INCAPABLE DE S’ASSUMER.
Parmi il y en a qui heureusement bénéficient de l’assistanat du RMI. Cette aide est vite dilapidée (indélicatesse familiale, achat de drogue alcool devenu vital…etc.) Alors Ces victimes de la société, SANS LOGIS, végètent dans UN ISOLEMENT AFFECTF TOTAL, devenant ces malheureux qui arpentent quotidiennement nos routes. Pointés du doigt, ils induisent un sentiment d’insécurité et de nuisances pour la population. Plongés dans l’une des souffrances terrible de l’homme, LE DESEPOIR, LE MANQUE D'AFFECTION SOCIALE, leur situation se traduit par une clochardisation avérée. Personne ne les soulage ou tente de les aider. Trop longtemps immergés dans la déchéance, pour eux l’errance accompagnée de divers maux (troubles mentaux…etc.), entre temps accumulés, reste LA SEULE SOLUTION. Etc...
Confrontés en 2008, à notre manque de responsabilité, d’égoïsme et d’individualisme, IL NOUS EST INTERDIT de ne pas admettre que tous en Martinique, nous avons ou contribuons à l’état de ces humains vivant en marge de notre société.
-Pensons que la vie future d’un individu ne s’échafaude pas sans matériau, à partir de la majorité, MAIS prend ses racines, dans des bases solidifiées depuis son plus jeune âge.-
(Trouvez y juste une analyse personnelle, jamais une incitation à une adhésion)
7,1 - Max - vendredi 5 décembre 2008 à 07:55:12 - IP xx.xx.19.194
Pas une mauvaise analyse, mais un peu trop réductrice, chaque sans domicile fixe a sa propre histoire et l'on trouve de TOUT ( du toxico au choc émotionel en passant par le destin tragique.) Et donc de ce fait, il faut utiliser un important panel d'outils pour lutter contre ce phénomène. Mais vous avez entièrement raison, la solidarité dans nos petites sociétés, doit etre l'arme essentielle.
8 - Brown Sugar - jeudi 4 décembre 2008 à 23:35:23 - IP xx.xx.178.247
" Errants "...! d'où sort ce mot si ce n'est de l'hypocrisie sociale..? Rien ne sert de masquer la chose, le problème est bel et bien présent : nos jeunes sont en danger et il faut réagir..! Ce ne sont pas des " errants" ou " des marginaux"...Nos jeunes sont véritablement malades et il faut les soigner..la mort les guettant tous les jours à chaque prise de crack...Las de faire des colloques ou forum ou je ne sais quels autres rassemblements pour trouver des solutions...il y a URGENCE.. il est temps de passer à l'acte et d'attaquer le problème à sa source...: les trafiquants...on se bat pour les drogués OK...on se bat pour qu'ils soient désintoxiqués Ok...c'est très bien mm !! ....mais que fait-on contre les trafiquants ? contre ces pourris qui vendent la mort à nos enfants sensibles et vulnérables ? Ben non voyons, on ne remuera pas ciel et terre pour ça ! la drogue rapporte beaucoup trop de sous à l'économie sous-terraine.. Alors, où allons-nous ? Quand allons nous arrêter de fermer les yeux et faire comme si nos jeunes trouvaient leur drogue à terre comme on ramasse un caillou ?!
9 - BIEN FAIRE ET LAISSER DIRE - vendredi 5 décembre 2008 à 11:02:28 - IP xx.xx.10.31
Antoine ta chute est agressive.
Il faut apprendre à débattre sans provoquer ni insulter.
Tu es un coach, un écrivain et bien plus encore.
J'étais au colloque à rivière l'or, à partir du moment où on est pas d'accord, les insultes fusent.... FORT DE FRANCE, s'inquiète de "ses errants."
Or la grande majorité sont des communes, oui mais l'édilité foyalaise bosse avec un réseau de professionnels chaque premier jeudi du mois à CLARAC. en dessous de L'USSARD.
Ceux qui sont concernés, se sentent concernés, qui critiquent, qui ont des idées, des propositions à venir débattre.
9,1 - Antoine - vendredi 5 décembre 2008 à 11:31:31 - IP xx.xx.79.67
Nous sommes bien d'accord "BIEN FAIRE ET LAISSER DIRE", la fin de mon post était trop agressive en effet.
Concernant l'implication de certains politiques en particulier la ville de fdf en faveur des érrants, il n'est pas à mettre en doute. En revanche, là ou je veux en venir, c'est qu'il faut aller encore plus loin, c'est une question de choix de société qui s'impose à nous. Il faut que l'on arrete de faire des pensements à une jambe en bois. Tant que nous ferons semblant ou ignorerons réellement que c'est un choix de société qui s'impose, nous connaitrons plus d'érrants, plus de violences, plus de délinquances etc.
Attention, je ne dis pas non plus qu'il est facile d'opérer un choix de société, mais il est nécessaire de commencer par en déterminer les contours, hélas, nous n'en sommes pas encore aux contours. L'érrance étant une conséquence, nous avons tout intéret a nous pencher sur la cause.