1,0 - > Enseignants : la mobilisation qui « commence »
Par : Seb972 (IP : xxx.xxx.139.141) le 16/05/2008 16:19
Pour François:
1) Je n'ai pas vu les infos dont vous parlez (je n'ai pas regardé la TV), par contre pour avoir été à FDF j'ai pas eu l'impression du tout que les revendications générales étaient ce que vous présentez. Au contraire, il était bien clair que les 2 messages étaient: arretons la diminution du nombre de postes d'enseigants car faire classe à 30 voire 35 élèves donne une qualité d'enseignement moindre que face à des classes de 20-25 élèves les nouveaux programmes nous apparaissent aller à l'encontre de l'interet des enfants puisqu'ils cassent les cycles qui étaient très utiles à la remédiation d 'élèves en difficultés qu'ils prônent un retour à des techniques d'apprentissage qui accentueront les différences entre élèves en difficultés et bons élèves (faisant peu de cas d'avis de pédagogues reconnus). Pour moi, c'est donc tout le contraire de ce que vous dites qui animait les enseignants: ne voir que le bien supérieur de l'éducation de TOUS les enfants, pour éviter que dans le futur l'éducation publique ne soit plus de qualité, ce qui entrainerait une fuite vers le privé (pour lequel je n'ai rien contre) de seuls ceux qui peuvent y mettre leur enfants. Les autres... Ceci dit je ne suis pas surpris que la population puisse avoir la vision des choses qui est la votre, car il y a une réelle volonté selon moi que la vérité soit biaisée et que les gens se montent les uns contres les autres, notamment les parents contre les profs.
2) Pour le service minimum, je ne suis pas contre qu'il y ait un débat pour ou contre. Ca ne me dérange pas, loin de la car je suis d'accord que ça va bien 2 minutes d'emmerder les autres, mais il faut faire attention à ce sujet en ce moment, car il a été judicieusement laché par les politiques en "écran de fumée" afin qu'on se détourne des sujets évoqués en 1). Les parents qui veulent un service public d'éducation digne de ce nom devrait bien se renseigner de ce qui se trame au niveau gouvernemental (en faisant la part des choses)pour au contraire soutenir ce qui est judicieux d'être soutenu dans l'interet de leurs enfants
3) Pour moi, il faut que nous soyons au dessus de ces histoires politiciennes droite vs gauche. La droite serait la rigueur et le fouet, la gauche le foutoir et le bordel. L'enjeu n'est pas à ce niveau la. Laissons à nos chers politiques la joie de croire qu'ils arrivent à nous berner avec ces clichés. Il s'agit de réfléchir pour savoir si l'enseignement est quelque chose qui peut se libéraliser de la même manière qu'une entreprise: avec ses rendements et ses bénéfices annuelles avec malheureusement ces dommages collatéraux, ou si l'éducation est quelques choses qui est une affaire pour tous et pas uniquement pour les enfants qui ne sont pas "rentables". Pour être du métier, je constate qu'il existe des enfants qui avancent plus vite que d'autres, d'autres qui ont besoin de plus de temps, d'autres de méthodes différentes, d'autres qui sont intelligents mais pour qui le contexte de l'école fait qu'ils n'y arrivent pas, d'autres qui ont des parents qui les délaissent et qui ne peuvent avoir la tête à apprendre, etc... Bref, toutes ces choses qui font qu'on ne peut quantifier de manière objective et critériée la rentabilité de l'école. Dans une entreprise, les éléments qui ne fonctionnent pas correctement sont licenciés, mais jusqu'à présent on ne licencie pas les élèves qui n'y arrivent pas (15% à peu près). Devrait-on le faire? Certaines écoel privée le font pour s'assurer 100% de réussite au bac, mais c'est une vision des choses qui ne correspond pas à la mission du service public...
Cordialement.