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60ème Commission baleinière internationale

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La chasse commerciale des baleines sera à nouveau au centre des débats, souvent vifs, de la prochaine Commission baleinière internationale (CBI) qui ouvrira dans une quinzaine de jours au Chili. Comme chaque année à la même période, les îles Caraïbes risquent de se retrouver accusées de faire le jeu du Japon réputé pour sa générosité financière au titre de l'aide au développement.
[ lundi 19 mai 2008 à 10:18:00 | DOMactu.com | Par JB ]
La position officielle des îles Caraïbes devant la prochaine CBI se discute en ce moment entre les gouvernements, notamment ceux de la Dominique, de St Kitts, d'Antigua, de Ste Lucie, de Grenade et de St Vincent.

Au fil des ans, et en dépit des vives protestations exprimées par les associations écologistes ou les organisations touristiques régionales et internationales, les pays insulaires caribéens ont plutôt affranchi leur position.

Début 2000, ils qualifiaient de « pure coïncidence » l'alignement de leur vote sur celui du Japon.

En 2002, leur ligne de défense commençait à s'affiner, prétextant « l'usage durable de ressources marines abondantes ».

Accusées ces dernières années de « prostituer leur souveraineté », les îles des Petites Antilles anglophones ont répliqué sur le mode émotionnel à « l'intolérance insupportable et offensante, au manque de respect, à l'hypocrisie organisée, au racisme sous-jacent, au double langage s'apparentant à du terrorisme économique et à une nouvelle forme de colonialisme ».

Certains grands voisins caribéens préfèrent parier sur la protection des grands cétacés, comme la République Dominicaine qui a compris l'intérêt scientifique et touristique d'observer et d'étudier les baleines.

Depuis la création du sanctuaire du Banc d'argent dans les eaux dominicaines en octobre 1986, aucune île anglophone des Petites Antilles membres de la CBI ne s'est inspirée de cet exemple.

Un ministre a même osé un jour la comparaison de la relation « symbiotique » entre l'écotourisme et la sécurité alimentaire des communautés côtières. « Il y a assez de baleines pour ceux qui veulent les manger et ceux qui veulent les observer » avait déclaré le ministre saint-kittitian de l'Agriculture, des Pêches et de la Consommation, Cedric Liburd.

Cette année, la CBI se réunit donc au Chili, ce qui est une bonne nouvelle quand on sait que les Etats de cette région sont partisans de soutenir la poursuite du moratoire sur la chasse à la baleine.

Une résolution proposant l'instauration d'un sanctuaire marin dans l'Atlantique Sud, retoquée l'an dernier, sera notamment en haut de la liste des actions soutenues par les nations latino-américaines.

L'an dernier en Alaska, la CBI avait aussi reconduit le quota de pêche aborigène de 20 baleines à bosse, à raison de 4 par an jusqu'en 2012, alloué à St Vincent et les Grenadines. Dans cet archipel, le Premier ministre Ralph Gonsalves considère la baleine comme un « mammifère politique ».
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Début mai à Bequia dans les Grenadines, les pêcheurs ont capturé une jeune baleine à bosse d'environ 10 mètres de long (photos et vidéos Courtesy Don Pitchford) :




JB - DOMactu.com

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