Un nouveau modèle de simulation de l'activité cyclonique dans l'Atlantique basée sur l'observation des 20 dernières années permet de prévoir pour les années à venir un peu moins d'ouragans mais d'une intensité un peu plus forte, a indiqué lundi l'Administration atmosphérique et océanique nationale US (NOAA).
La simulation mise au point par le laboratoire des dynamiques des fluides géophysiques de la NOAA semble confirmer l'idée selon laquelle le réchauffement climatique aurait une influence directe sur la force des ouragans mais pas sur leur formation.
Le lien direct entre augmentation de l'activité cyclonique et augmentation des émissions de gaz à effet de serre serait donc moins évident.
Au contraire, cette nouvelle étude montrerait que le réchauffement mondial provoqué par l'augmentation des gaz à effet de serre aurait peu d'impact, voire un impact réducteur sur la formation des tempêtes tropicales et ouragans en raison des phénomènes dits de cisaillements de vents (wind shears) associés aux gaz à effet de serre.
Dans ce contexte, le réchauffement de la température de l'océan serait bien la première cause d'augmentation du nombre de tempêtes.
L'étude dédouanerait du même coup les grands pays émetteurs de gaz à effet de serre, au premier rang desquels figurent les Etats-Unis.
Une étude précédente de la NOAA montrait qu'une augmentation de chaque degré Celsius de la température de la surface de l'océan correspondait à une augmentation de 4% de l'intensité d'une tempête. D'après les nouvelles observations, la variation ne serait que de +1 à 2%.
On estime qu'une température de la surface des eaux de 26,5 degrés Celsius est l'un des facteurs clés pour faciliter la formation d'un ouragan.
Les différents spécialistes US et britanniques prévoient tous une
année cyclonique 2008 « active » avec une projection de 12 à 15 tempêtes baptisées. La saison cyclonique en Atlantique débute officiellement le 1er juin pour prendre fin le 30 novembre.
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