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BARBADE et JAMAIQUE s'intéressent de plus en plus au secteur des casinos totalement absent de leur économie. Apparemment pour les mêmes raisons : capter une partie des joueurs américains pour qui vacances riment avec chance, diversifier les sources de revenus prises en otages par la flambée des cours du pétrole et anticiper une éventuelle ouverture de Cuba au tourisme américain en cas de victoire des Démocrates à l'élection présidentielle US.
Mardi 6 mai 2008 10:49 | DOMactu.com | Par Rédaction
En Jamaïque, le Premier ministre Bruce Golding a déjà fixé les conditions préalables à l'autorisation d'une licence de casino : investissement minimum de 1,5 milliards de dollars (963 millions d'euros) et construction d'au moins 1.000 chambres.
Deux groupes d'investisseurs sont déjà sur les rangs : Celebration Jamaica Limited pour son projet Palmyra Resort and Spa de 2.080 chambres (investissement de 1,8 Mds$) et le groupe Tavistock pour son méga projet Palmyra Resort at Rose Hall de 8.500 chambres pour un coût total estimé à 2 Mds$.
En Barbade, cela fait des années que l'homme le plus riche de l'île, Cow Williams, attend le feu vert des autorités.
STE LUCIE s'inquiète pour son Festival de Jazz qui a démarré samedi. Le ministre du Tourisme, Allen Chastanet, s'interroge toujours sur l'utilité de subventionner un événement qui attire finalement peu de visiteurs dans l'île.
Rien de nouveau sous le soleil. En 2006, il nous déclarait déjà : « Le Tourism Board va investir 6 millions de dollars dans l'événement, et son budget total est de 23 millions, soit un quart de leur budget. C'est non seulement anormal, mais c'est surtout dingue, tout ça pour attirer 13.000 personnes de l'extérieur ».
Le nombre serait tombé à plus ou moins 5.000 l'an dernier. Conclusion de Chastanet : « Ce n'est pas parce que le Festival a connu 17 éditions que ça doit continuer ». (Voir notre archive « Allen Chastanet : il faut privatiser les offices de tourisme »)
ANTIGUA discute actuellement avec la compagnie croisiériste ROYAL CARIBBEAN un éventuel développement de ses infrastructures d'accueil dans la capitale St John. Le même type d'accord a été récemment formalisé à Ste Lucie autour du projet baptisé Port Castries.
Avec 5 paquebots géants bientôt opérationnels, le croisiériste cherche apparemment à réserver les bonnes places dans l'arc antillais. (Voir nos articles « Ste Lucie ou les vertus capitalistes de la mer Caraïbes » et « Les nouveaux géants des mers »)
HAITI accueille deux rencontres dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d'argent : la première émane de l'Unité d'intelligence financière (UIF), l'autre du Groupe d'action financière de la Caraïbe (GAFIC).
AMERIQUE LATINE et CARAIBES vont enregistrer une croissance de l'ordre de 4,7%, d'après les dernières projections de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes. D'après la CEPALC, le Panama enregistrera le plus fort taux de croissance avec 8%, suivi par Argentine, Pérou et Cuba (7%). Les niveaux les plus faibles sont attendus en Equateur (3%) et au Mexique (2,7%).
« CUBA est arrivée au million de touristes cette année en un temps record », annonce l'édition internet de Granma. D'après les chiffres officiels, le premier trimestre a enregistré une hausse des arrivées de touristes d'environ 15%. En 2005, Cuba avait reçu la visite de 2,32 millions de touristes, contre 2,15 millions en 2007.
La REPUBLIQUE DOMINICAINE va encore investir plus d'un milliard de dollars dans ses infrastructures touristiques d'ici à 2012, a récemment indiqué le ministre du Tourisme Félix Jiménez. En 2007, les arrivées en provenance de l'Amérique du Nord ont représenté 48% (34% USA, 14% Canada) de la clientèle touristique, suivies par l'Europe (39%) et l'Amérique latine (13%).
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Imprimé le 29/08/2008 20:10:58 sur DOMactu.com