1,0 - > Programme officiel de la visite de MAM
Par : axelle k (IP : xxx.xxx.42.194) le 10/06/2008 02:57
Alors que la Guadeloupe se souvient, douloureusement, des événements sanglants et racistes de mai 1967, Yves Jégo, bêtement, benoitement ironique, cynique, qualifie les manifestations des socio professionnels guadeloupéens « d’inutiles ». On se souvient encore qu’en mai 67, les ouvriers du bâtiment s’étaient mobilisés pour faire valoir leurs droits…comme l’ont fait les professionnels du BTP, ce jeudi 22, avec leurs diverses opérations escargot.
Triste parallèle entre des békés, qui, à l’époque, se sont contentés de penser que les Nègres retourneraient au travail quand ils auraient faim et ce ministre qui méprise, ouvertement, sans aucun état d’âme, les inquiétudes des socio professionnels guadeloupéens.
41 ans après Mé 67, ce ne sont plus des légionnaires que nous envoie la Fwans, pour «descendre » les Guadeloupéens, les meurtrir physiquement. Non, l’Etat colonial français nous envoie une sorte de donneur de leçon bakannal, odieux, pour terboliser nos esprits et tenter de renforcer les chaînes mentales.
Non content d’insulter les professionnels guadeloupéens, en insistant sur le fait qu’ils se sont inscrits dans « une logique de confrontation qui n’a pas de sens » (Yves Jégo, insultait, aussi, sans vergogne, les guadeloupéens en sous-entendant que ceux-ci ne comprendraient pas vraiment les enjeux de la loi programme et de la « défisc » et que donc, il serait inutile d’entrer réellement dans le dossier)…Sans oublier, la phrase de trop.
Après le « soyez plus autonomes [économiquement] » de Fillon, il y a quelques mois, voilà que Jégo nous sort à la figure qu’il faut « se mettre au travail » au lieu de demander plus de défiscalisation…
Gwadloupéyen ! Fwansé ka voyé ti minis a yo di, nou sé on bann fénnyan.
Alors que la Guadeloupe s’apprête à poser la première pierre du Mémorial Acte, musée caribéen de l’esclavage, Yves Jégo, en donneur de leçon, de l’inutile, lors du JT de 20 heures de RFO Guadeloupe, du 22 mai, tente d’infantiliser et de rabaisser le journaliste guadeloupéen E. Rayapin. Une attitude hautaine, qu’aucun homme politique ne se serait permis d’avoir à l’égard d’un journaliste français. Comment ne pas penser que seul le racisme rend cela possible ? Un racisme qui donne l’impression au Blanc qu’il peut dire tout et n’importe quoi à un Noir, avec un mépris sans limite.
Est-ce là un « effet positif de la colonisation » ? Un blan fwans qui insulte un journaliste et qui va jusqu’ à vouloir lui donner cours de journalisme ?
Nous sommes le jeudi 22 mai, un peu plus de 19h40, et voilà qu’Yves Jégo se permet de ridiculiser, d’une façon tout à fait vulgaire et dégradante, notre confrère.
Jégo répond à une question en faisant remarquer qu’il venait de lui apporter un élément de réponse « 3 secondes » avant mais que, visiblement, le journaliste « (n’a) pas enregistré ». Gestuelle tout aussi provocatrice à l’appui : Jégo fait tourner son index près de sa tempe, comme si le journaliste était fou…(des extraits de ce journal sont disponibles sur Dailymotion...après une recherche par mots clés pertinente...)
Estèbèkwè, je l’ai été, devant mon petit écran, face à tant de mépris, dans mon pays. C’en est trop !!!
Mois de mai, mois des mémoires guadeloupéennes…Yves Jégo, de par son attitude de petit colon, insulte la Guadeloupe toute entière, en direct, à la télé.
En tant que Guadeloupéens, nous ne pouvons plus accepter que des sous ministres dits de « l’outre-mer », viennent siwoté des ti punch, bwè, manjé, et véhiculer une image doudouiste de nos pays, par la même occasion, sans même en connaître les réalités et les données historiques et sociologiques…et, en plus, que certains se permettent le luxe de nous insulter.
En tant que journaliste, je m’insurge, contre l’attitude de ce représentant du gouvernement français.
Invectives sournoises, moralisation débilisante (« 40 000 chômeurs », en Guadeloupe, « mais vous vous rendez c