MCV - jeudi 24 juillet 2008 à 08:26:36 - IP xx.xx.23.31
La Guadeloupe une jolie petite île (à l abri des violences de ce genre). N'est ce pas une image fausse et idyllique? La Guadeloupe gutto généralisé à l'américaine, n'est ce pas une image déformée par le prisme de nos représentations de notre réalité?
La région pointoise regroupe en effet la majeur partie de la population. Cette population est fortement minée par le chômage (plus de 25 %), particulièrement les jeunes. De plus je rappel que 80% des habitations pointoises sont des logements sociaux.
Dans cette zone (pap abymes gosier bima), la prostitution, le traffic de drogue, les problèmes d'alcoolisme, la détresse sociale de foyers souvent monoparentaux, l'inadaptation du système scolaire, sont ce que je constate de la réalité sociale de mon pays et de cette région en particulier (je suis pointois et j'habite aux Abymes) ces 20 dernières années.
Regardons les choses en face. Nos politiques ont peu de moyens de changer ces problèmes structurels et l'Etat ne semble que peu s'en soucier. Les cause de ces conditions sont profondes (économie dépendante et fortement tertiarisée, traffic de drogue régional, système scolaire inadapté, etc.). Comparez les chiffres du chômage et du PIB avec les "pires" départements francais de france vous constaterez qu'on est deux fois pires et ce n'st pas le feu tous les jours.
Oui il y ades réglements de compte en plein jour (les effectifs de police sont ils suffisants?), non tous les jeunes ne sont pas armés d'armes à feu comme aux USA (l'une des populations toutes classes confondues la plus armée au monde), oui des jeunes se font planter pour un ipod, une casquette ou eutre scooter , en allant à l'école (et ce n'est pas relayé au niveau national comme si ce n'était pas grave). Cela fait 20 ans que cela dure et non je n'ai pas le sentiment que cela va changer dans l'immédiat. Si quelqu'un voit des solutions qu'il le fasse savoir. En attendant, je souhaite du courage aux victimes et familles des personnes touchées par ce drame, à toute la population des Lauriers.