Marie-Annette - mercredi 1 juillet 2009 à 19:25:47 - IP xx.xx.77.103
J'avais écrit ce poème le 19 février 2009 car j'avais été profondément touchée par le calvaire de Marie-Angèle DONVAL.
J'ai lu mon poème, que j'avais écrit le 19 février 2009, lors d'une séance de déclamation organisée à la bibliothèque Aimé Césaire des Anses d'Arlet le 19 juin dernier. Je vous l'offre...
Exister...
Des arbres ont dû fleurir un jour, mais tu n'as rien remarqué,
Des oiseaux ont dû chanter aussi, mais tu n'as rien écouté,
Trop occupé à t'enivrer tu ne l'as pas protégée. Et un soir dans ta cruauté tu l'as assassinée.
Quelque chose vient de changer et tu es au regret...
Au moment de toutes ces fleurs fanées...quelque chose a changé...mais tu restes prisonnier d'une tragique destinée qui gouverne encore ta vie ...même si tu n'en as plus envie...
Elle t'a consacré sa vie. Mais que lui as-tu offert en retour qui n'avait pas de prix ?
Si ce n'est toutes ces infâmes souffrances qui lui ont fait pousser tant de cris.
Aujourd’hui, le souvenir de sa beauté et de sa générosité te font lâchement courber l'échine.
Dans un coin de ton âge, tu es conscient que, quoi que tu fasses, tu resteras son tortionnaire.
Lorsqu'elle peignait ses cheveux avec délicatesse, c'était seulement pour te combler
Mais de cette image là tu ne voyais que I’ insolence,
Et tu devenais très violent
Si elle t'a supplié d'en parler, tu as farouchement refusé pour encore mieux la châtier.
Alors,
Pourquoi l'as-tu tuée,.. pour lui dire ensuite que tu l'aimes...
Pourquoi l'as-tu tuée... pour ensuite implorer son pardon...
Tu as dissimulé tes frustrations à travers un véritable poison pour échapper à tes obsessions...
Tu n'as pas vu le temps passer à toujours la frapper, aveugle et sourd face à tes mauvaises
ambitions...
Tu as effrayé vos enfants pour contenter ta cruauté,..mais à présent...ta vie n'est qu'une vaste amertume, intoxiquée par tes vieilles coutumes.
De regrets en malédiction, si tu maudis ce que tu es devenu, tu sais qu'elle ne reviendra plus.
Et... quand tu auras toi-même disparu sous l'emprise de ton destin... le souvenir macabre de ton geste ne sera jamais très loin.
Mais les arbres recommenceront à fleurir et les oiseaux à chanter...
Trop de femmes succombent encore aux blessures infligées par leur compagnon. Ce poème leur est dédié...
Une pensée toute particulière pour Marie-Angèle DONVAL et ses deux filles (Case Pilote).
Marie-Annette le 19 février 2009
Pour le concours de poème des Anses d'Arlet